Vivre petit ne sert pas le monde !

12/05/2021

Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur.

  Marianne WILLIAMSON
(du livre A Return to Love: Reflections on the Principles of "A Course in Miracles" 

« Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur.

Notre peur la plus profonde est que nous soyons puissants au-delà de toutes limites.

C'est notre propre lumière, et non notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nous nous posons la question : "Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux, fabuleux ?"

En fait, qui êtes-vous POUR NE PAS L'ETRE ?

Vous êtes un enfant de la Source / Dieu.

Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.

Il n'y a pas "d'illumination"» dans le fait de se rétrécir afin que les autres ne se sentent pas en insécurité en votre présence.

Nous sommes tous appelés à BRILLER, comme les enfants le font.

Au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière,

nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

En nous libérant de notre propre peur, notre puissance (spirituelle) libère automatiquement les autres.

C'est la première fois que je trouve la phrase : 

"Au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même". 

C'est comme si on me donnait l'autorisation d'être enfin moi-même, pleinement moi-même, sans que cela ne fasse nécessairement du tort à autrui ; bien au contraire... 

Marianne Williamson incite toute personne à rayonner de son talent, de ses accomplissements, affirmant que la modestie à tout prix empêche ceux qui nous entourent de s'inspirer de nos victoires, de nos réussites et de profiter de notre « rayonnement positif ». Elle soulève ici un point crucial, car elle fait la différence entre le fait d'être fier de ses réussites et d'être prétentieux. La prétention correspond à vouloir absolument montrer sa supériorité à l'autre. La fierté quant à elle, revient à montrer et assumer ses victoires (comme ses défaites), sans chercher à imposer sa supériorité, dans le respect de l'autre et dans le but d'inspirer d'autres personnes et de les encourager à suivre nos traces. 


Finalement nous sommes des fractales de la Source, nous portons donc cette Lumière en nous. Rayonnons !

Parlons de nos projets, des choses que nous avons réussies, des celles que nous avons ratées et des leçons que nous en avons tirées. Soyons fier (et non orgueilleux) des épreuves que nous avons surmontées jusqu'à présent et partageons-les car nous ne savons jamais qui nous écoute, et peut-être qu'un jour nous verrons quelqu'un venir vers nous et nous offrir un des plus beaux cadeaux qu'il soit en nous disant : 

« vous avez changé ma vie !».

« Quand une personne vit pleinement, les autres en font autant. »

Clarissa Pinkola Estes « La danse des Grands-mères »


Estime de soi, peurs et confiance en soi

L'estime de soi correspond à l'ensemble des sentiments que l'individu éprouve à l'égard de lui-même et qui lui permettent d'agir, de se sentir important, compétent et sympathique. Ces capacités évoluent et chacun peut trouver des moyens pour les développer.

La confiance et la peur sont à l'origine des expériences primaires de tout être humain. Elles constituent les clés essentielles pour comprendre les personnes et les systèmes sociaux. Quand la confiance est élevée par rapport à la peur, les individus et systèmes fonctionnent bien ; en revanche quand la peur prend le dessus, ils tombent en panne.

La confiance quant à elle libère la créativité et permet de focaliser son énergie sur la création et la découverte de soi et des autres plutôt que sur les défenses.

Comme l'a démontré le chercheur Jack R. Gibb, « La confiance me donne ma liberté et la peur la dissout. »

Pour l'auteur Will Schutz, aux trois besoins de bases que sont l'importance, la compétence et l'amabilité, correspondent les trois peurs profondes :

  • peur de ne pas être important, signifiant, ne valant pas la peine ;
  • peur d'être incompétent, incapable ;
  • peur de ne pas être aimable, digne d'amour, peur de ne pas être aimé.

Le texte de Marianne Williamson évoque les dimensions d'importance « quelqu'un de brillant », de compétence « Jouer petit ne sert pas le monde » et de sympathie « Nous sommes nés pour rendre manifeste la beauté qui est en nous. »