Médecine de la Vache

04/08/2022
Médecine de la Vache
Médecine de la Vache

En tant que symbole onirique : Mère ; Alimentation ; Abondance ; Sacrifice ; Gentillesse ; Modestie.

En tant que gardien ou protecteur : Protège les relations familiales ; Garde contre la perte de la maison.

En tant que guérisseur : Soigne la digestion ; Favorise la relaxation.

En tant qu'oracle ou augure : Vous avez besoin de nourriture ; Apprenez à coopérer.

En chemin, ils [les Dieux] rencontrèrent une vache qui, les voyant, meugla : Hmm !

Alors les Dieux reconnurent que c'était là le son Hmm introduisant le Chant et si jusqu'alors ils avaient chanté sans prononcer le Hmm, ils connurent désormais le chant tel qu'il doit être.

Or, le son Hmm introduisant au chant se trouvait dans la vache et celle-ci le faisait vivre.

Satapatha Brâhamana   


L'Esprit de la vache se présente pour vous rappeler d'être attentif à ce que vous écoutez, ce que vous lisez, ce que vous regardez et aux genres de conversation auxquelles vous participez. 

Vous avez en ce moment cette opportunité de transformer votre vibration en choisissant ce qui nourrit votre esprit, vos échanges et le flot de vos journées. Donnez-vous la permission de choisir ce qui vous fait du bien, ce qui vous fait plaisir. Il vous est demandé de prendre conscience de vos choix, et de les orienter vers tout ce qu'il y a de plus lumineux. Vous serez ainsi en mesure d'élever votre vibration, d'être en alignement avec l'univers et de manifester tout ce que vous désirez.

 Alors choisissez bien de que vous consommez!


Médecine de la Vache
Médecine de la Vache

La Vache symbolise la douceur, la patience et la tranquillité. La Vache est lente et méthodique. Elle reste calme et ne va pas s'énerver si ce n'est pas nécessaire. Elle est l'animal dont le rythme respiratoire est le plus lent. Elle est l'image de la vie paisible. Elle suggère un rythme si profondément, si naturellement lent, qu'il devient l'antithèse de la cadence.

Elle symbolise aussi une forte unité familiale ainsi que la façon dont on vit chez soi. La Vache est un animal sociable. Au sein du troupeau, elle va se lier à d'autres vaches mais en détester ou en éviter certaines. Elle est daltonienne et ne voit pas le rouge et le vert, mais elle peut nettement entendre les fréquences hautes et basses.

La plupart des aliments que mangent la vache (et le taureau) ne sont pas comestibles pour les autres animaux. Dans les prés, ils broutent même les herbes les plus coriaces. Une fois leur panse bien remplie, ils se couchent et ruminent calmement, mâchant et remâchant les mêmes aliments pour les rendre assimilables. La vache  comme les bonnes analystes, savent comment opérer. Elles adorent régurgiter et assimiler lentement, prenant ce qui est immangeable pour en faire leur repas. Aux yeux des Anciens, cette faculté faisait d'eux des divinités, garantes de fécondité même dans les temps les plus durs. Aux humains d'aujourd'hui, la vache et le taureau conseillent de se détendre et de prendre en compte ce processus de lente rumination qui rend digérables les problèmes les plus coriaces. Ils nous rappellent que beaucoup de choses sont supportables si l'on s'en donne le temps. Elle nous enseigne l'alchimie de la transformation de la matière par la digestion subtile de ses quatre estomacs.

Pour les Celtes, la vache était symbole d'abondance, et la richesse se jugeait à l'importance du troupeau que l'on possédait. Parmi les bêtes à cornes, la vache a une position particulière qu'elle doit surtout au fait que la société celtique resta, plus longtemps que d'autres en Europe, attache au matriarcat, tradition qu'elle transmet aujourd'hui encore dans ses légendes. La vache est une personnification de la Déesse-Mère. Elle est un animal de sacrifice symbolisant renaissance et force.

Les triades galloises connaissent pour la Bretagne trois principaux représentants de cette espèce : la vache pie de Maelgwn Gwynedd, la vache à la peau grise et Cornillo (Petite Corne).

Même après la christianisation, la vache garde son importance : une vache blanche aux oreilles rousses élève Sainte Brigid qui ne supporte d'autre aliment que le lait. Bien que les animaux aux oreilles rousses viennent de l'Autre Monde, il existe aujourd'hui encore en Bretagne des bœufs blancs aux oreilles rousses. L'histoire de Sainte Brigid nous montre également que les croyances païennes survécurent partiellement au début du christianisme.

En raison de son aspect de fertilité, elle est bien sûr associée à la lune, à la corne et à l'abondance. Les cornes de la vache, comme celle du taureau, rappellent la forme du croissant lunaire.

dans la mythologie nordique, Audumla (signifie « Là où partent les 4 rivières) est la vache nourricière du premier être vivant, le géant Ymir. La vache est donc l'ancêtre de la vie, le symbole de la fécondité. Elle détient ce rôle partout dans le monde indo-européen. Le bovidé femelle joue souvent un rôle cosmique et divin, mais parfois on lui attribue la fonction de psychopompe. Dans ce cas, on dépeint souvent une vache noire.

Dans l'Égypte ancienne, la vache Abet est l'origine de la manifestation, la mère du soleil ; le corps du dieu, dans les mystères d'Osiris, était enfermé dans une vache de bois, et il renaissait par la gestation de celle-ci ; l'amulette AHAT, représentant la tête de la vache sacrée, portait du reste le disque solaire entre ses cornes et était utilisée pour émettre de la chaleur dans les corps momifiés. Cette coutume venait de la croyance selon laquelle, lorsque le soleil Rê s'était couché pour la première fois à l'horizon, la déesse-vache avait envoyé des êtres de feu les secourir jusqu'au matin, afin qu'il ne perde pas sa chaleur. Wallis-Budge signale d'autre part la coutume des femmes des tribus les plus primitives de la vallée du Nil, qui portaient une amulette représentant la déesse Hathor, déesse des festivités et de l'amour, sous forme d'une tête de vache ou de femme aux longues oreilles et plates, tombant comme celles d'une vache, pour s'assurer une large progéniture. Elle est la fertilité, la richesse, le renouveau, la Mère.

Nout, la déesse égyptienne du ciel nocturne, symbole de la voûte céleste, était souvent représentée sous la forme d'une vache. 

Elle est aussi dans tous les lieux où les Grecs virent les cités d'Aphrodite ; elle est une jeune femme, aimable et souriante, déesse de la joie, de la danse et de la musique, et l'on comprend que, projetant dans l'au-delà les espérances réalisées à chaque printemps sur terre, elle soit devenue, sur la rive gauche du Nil, à Memphis comme à Thèbes, la patronne de la montagne des morts. La Grande Mère ou Grande Vache des Mésopotamiens était aussi, de toute évidence, une déesse de la fécondité.

En Inde, de par son caractère docile et pacifique, elle représente la patience et ce qui est sacré. Pour illustration, ces images de vaches qui déambulent en toute liberté dans des rues indiennes bondées... La vache est respectée pour l'espoir et la paix qu'elle est considérée apporter à l'être humain. Dans la mythologie bouddhiste, elle est la déesse Gautama ou Aditi (mère des dieux).  

Il faut souligner ici combien la robe de l'animal précise tel ou tel aspect du symbole. Car cette vache noire, qui est sans doute un avatar de la vache cachée du Veda, qui correspond l'aurore primordiale, se retrouve dan le Tao-Te-King (chapitre 6) pour désigner la femelle mystérieuse, le Principe féminin, origine du ciel et de la terre ; toujours dans le Veda, la vache laitière bigarrée est le symbole de l'androgyne initial ; tandis que la vache blanche - incarnation la plus totalisante du symbole est, tout comme la vache noire, mise en rapport avec le feu sacrificiel, l'agnihotra. 

 La vache est aussi associée, étroitement, dans plusieurs textes du bouddhisme zen, au processus graduel conduisant à l'illumination.