Les Arbres Sacrés

23/08/2021

Les Arbres sacrés

L'idée selon laquelle les hommes descendent d'un arbre est tellement répandue dans toutes les mythologies indo-européennes, chez les Celtes avec l'If, le Chêne, le Pommier, le Châtaignier, l'Orme et bien d'autres (il y en a 36 dans le calendrier décadaire dit ogamique), chez les Grecs avec entre autre le chêne de Zeus à Dodone et le Poirier Pira ou le noyer de Karya, chez les Hittites et chez les Germano-Scandivaves avec l'If, le Frêne, l'Orme, le Tilleul Linde et le Pommier, qu'on peut en conclure à l'existence d'un concept unifiant beaucoup plus archaïque, donc indo-européen, mais pas seulement comme nous le verrons.

Les Arbres sont considérés comme sacrés depuis la nuit des temps, depuis l'aube de l'Humanité. La plupart des religions et des mythologies font état d'arbres sacrés.
En effet, la parenté entre l'Arbre de Vie et l'Homme est annoncée depuis sa création même dans l'anthropogonie nordique car on nous dit que : « le premier homme était issu du tronc d'Askr le Frêne, et sa compagne du tronc d'Embla l'Orme, la déesse, la Grande Mère, la Terre, maîtresse de la végétation, source première de toute nourriture, figurée sous l'arbre, parée de fleurs et tenant ses seins gorgés de lait...

Dans les cultures celtiques Arbre signifie Savoir.
Dans les religions et les cultures anciennes, l'arbre était considéré comme un génie tutélaire, un sage, voire un dieu ou une déesse. Les Celtes vénéraient les chênes et y coupaient le Gui sacré avec leur serpe d'or. L'arbre était connu pour ses effets spirituels mais aussi thérapeutiques.
Dans toutes les cultures anciennes il y a eu un arbre sacré. Le choix de celui-ci dépendait de la situation géographique du peuple, mais sa signification magique et spirituelle était la même « Toucher du bois » pour attirer la chance ou en signe d'espoir est l'ultime manifestation des croyances ou l'on communiquait avec les esprits des arbres.
Chez les Celtes, les mois de l'année étaient liés au cycle lunaire. Les treize cycle de l'année étaient mesurés de la pleine lune à la pleine lune suivante, et portaient le nom d'un arbre sacré.
Utilisés par les anciens dans certains rites, on retrouve les préférences pour quelques arbres notamment chez les druides qui appréciaient plus : L'if, le coudrier, le sorbier, le chêne, le bouleau, l'aulne , le saule, le houx, le pommier, le noisetier.

Les arbres sacrés et surtout l'If de Mugna sont des échos comparables à l'Arbre Cosmique Yggdrasil, dont la figure majestueuse domine toute la cosmogonie nordique.. .
De nos jours existe encore une grande vénération pour deux chênes millénaires, appelés Gog et Magog, près de Glastonbury.

L'une des raisons de ces Cultes pour les Arbres Sacrés est qu'aux temps anciens nos campagnes étaient couvertes de vastes forets, immenses, insondables, peuplées d'arbres vénérables. Les Germains que questionna César avaient voyagé pendant deux mois dans cette vieille forêt sans en atteindre la limite.
Il est difficile à nos âges modernes de se faire une idée de ces forets qui couvraient la totalité du paysage. On ne s'étonnera pas que nos ancêtres aient peuplé ces forets profondes et mystérieuses de nombreuses divinités.
L'arbre dans la culture celte est le lien principal entre les trois mondes : 

  • terrestre, 
  • céleste et 
  • souterrain. 

Il est la symbolique de l'univers

A chaque changement de saison, il signale la régénération continuelle de la nature, du Cosmos... Bref, l'arbre est tout simplement l'icone de la vie, donc l'arbre de vie.

Les arbres sont importants parce qu'ils sont des ponts entre les royaumes de la terre et du ciel, et ils communiquent avec l'eau (mer) entre ces royaumes. Les royaumes de la terre, de la mer et du ciel s'unissent à l'intérieur de l'arbre. Tout à fait différentes de l'idée des quatre éléments grecs ( terre, air, feu, eau), les trois royaumes étaient une partie intégrale de l'idée celtique du monde.

On admirait et vénérait autrefois les arbres pour leur énergie, leur puissance, et aussi pour leur longévité qui allait bien au-delà de la durée de Vie de plusieurs générations humaines.
Les arbres étaient vénérés non pas à cause de leur forme même d'arbre, mais parce que nos anciens pensaient qu'une divinité habitait l'arbre. Ce que les païens adoraient dans un arbre n'était pas le végétal lui-même, mais l'esprit divin qui l'animait, et qu'ils pouvaient imaginer sous forme d'une Dryade (nymphe des arbres).

Détruire un arbre sacré inspirait aux natifs gaulois, une terreur sans nom. Souvenons-nous de César soi-même maniant la hache pour abattre l'un des arbres d'une foret sacrée des gaulois. Il faisait face à un refus total de l'ensemble des soldats de ses légions. Les dieux gaulois hôtes des arbres sacrés inspiraient plus de crainte que la seule présence de César.

Plus tard dans les premiers temps du christianisme, les évangélisateurs n'eurent de cesse de détruire les arbres sacrés. Par la suite ils ont trouvé plus simple de changer la destination des cultes en transformant le culte d'un dieu païen en culte soit de la Vierge, soit d'un Saint. Le lieu est resté le même mais le destinataire du culte a changé. Il semble établi que les colonnes des temples grecs et romains puis les colonnes des cathédrales et des cloîtres symbolisent les arbres de la foret.

A l'origine les cultes des dieux antiques se faisaient en plein air dans des temples formés de clairières entourées d'arbres vénérables.

La forêt, un temple magique
Les Druides celtes ont développé la plus grande et la plus complexe des cultures magiques autour des arbres. Ils créèrent notamment les oghams divinatoires, c'est-à-dire l'alphabet des arbres. Ils dressèrent un calendrier druidique se reposant sur le cycle des arbres. Un horoscope des arbres fut également créé pour cerner les différents types de personnalités.
Ils interrogeaient le ciel dans les branches des chênes, taillaient les oghams du destin dans leur bois, soignaient différentes sortes de blessures et guérissaient les malades avec des décoctions de feuilles connues d'eux seuls...

Les Arbres sacrés

LE BOULEAU (Beth) : Le bouleau représente le commencement. La renaissance du soleil et du solstice de l'hiver. Le premier arbre qui a retiré l'affaiblissement du sureau mystérieux. Tous deux, le bouleau et le sureau maintiennent l'un et l'autre l'aspect des jours obscurs. Ils représentent un lien entre la vie et la mort, le bouleau étant le commencement de toutes les choses. Il est associé à la formation des druides. La naissance de la nouvelle vie. Énergique et spontané.
LE SORBIER (Luis) : On a pensé que le sorbier était l'arbre magique qui a cultivé les baies rouges qui étaient la nourriture des dieux. Ces baies étaient si sacrées qu'on avait cru que les dieux les avaient gardées jalousement et les ont protégées de l'homme. Les druides lui conféraient des pouvoirs magiques de protection et de rajeunissement. En rapport avec le feu car il brûle très bien, c'est avec le sorbier qu'on provoque le « feu druidique ». Arbre uranien de la Rapidité.
L'ERABLE: Arbre lié à la guerre, l'agressivité; il est dédié au dieu Smertos, porteur d'une torche d'érable et vainqueur du serpent.
LE FRENE (Nion) : Relié à son mot gaélique irlandais pour le ciel, Nion, le frêne a une signification sacrée spéciale. Trois des cinq arbres plantés pour établir les cinq provinces. Dans la mythologie celtique le frêne est connu comme étant l'arbre de l'enchantement et de lui est dit que le magicien Gallois Gwydion modèla ses baguettes magiques en bois de frêne. Les Celtes croyaient qu'elles venaient de l'océan ou du monde sous-marin de Tethys. C'est pour cette raison que le frêne est associé à la mer.
L'AULNE (Fearn) : L'aulne est associé au courage, il représente l'esprit d'évolution. La période de l'équinoxe vernal est une période extrêmement importante dans l'année celtique, comme elle représente la volonté et la liberté dans un contexte moral. On considère encore comme un crime de couper un arbre sacré tel que l'aulne. Il était considéré comme une cause importe d'ennuis dans le village. Souvent considéré comme un arbre porte malheur.
LE SAULE (Saille) : Le saule depuis les temps antiques a toujours été associé à la mort. En Europe du nord, le mot sorcière et le mauvais sont dérivés du nom " willow " (saule). On le considère comme un arbre d'enchantement. Dans la mythologie celte, il est associé au mythe de la création de deux Œufs écarlates du serpent de mer qui contenaient le soleil et la terre. Ces œufs ont été cachés dans les branches du saule jusqu'à ce qu'ils aient éclos, de ce fait apportant la vie terrestre. Le saule est également associé à la mort car c'est la conclusion évidente à la naissance et à la vie. Il représente aussi la santé et la fertilité.
L'AUBEPINE (Uath) : L'aubépine est associée au sacré et au malheur. Détruire une aubépine faisait encourir un grand péril à la personne responsable. L'arbre d'aubépine est incorporé dans le caractère du géant chef Yspaddaden dans une histoire d'amour Galloise de Kulhwch et d'Olwen. Un personnage de gardien qui essaye de protéger la virginité d'Olwen. Il est abattu et les fleurs de l'été s'ouvrent, de ce fait symbolisant, l'arrivée proche de l'été défaisant enfin l'hiver. Il est associé à Govanna (Vulcan) un dieu forgeron qui est le gardien du feu céleste et des plus élevées puissances de l'esprit. Ainsi il symbolise le Calice pendant qu'il représente aussi les secrets divins et la vie éternelle.
LE CHÊNE (Duir) : L'arbre sacré principal des druides, les chênes ont symbolisé la rotation de l'année. Pendant cette période de l'année, les druides devaient sculpter un cercle sur l'arbre pour la protection contre la foudre. Le chêne représente l'épreuve. C'est aussi l'âme, qui en terme celte est l' "œil de dieu". Changement, sacrifice, et compréhension. C'est le moment où le soleil s'engage en mouvement dans l'obscurité, et est sacrifié à l'obscurité car la terre commence à se déplacer de nouveau dans l'hiver. Le chêne est aussi porteur d'abondance, d'hospitalité, de justice et de tradition.
LE POMMIER : C'est l'arbre de la Science, de la Magie, de la Révélation, c'est l'arbre de la Nourriture merveilleuse, miraculeuse, éternelle. Il est, avec le Chêne, un des arbres majeurs des mythologies celtiques.
Celui qui mange une Pomme n'a ni faim, ni soif, ni maladie.
Le Pommier est l'arbre de l'Autre Monde, du Verger Merveilleux, de l'île d'Avallon, séjour des rois, des héros, de tous les Celtes qui, à l'image du roi Arthur, y sont en dormition sous la protection de Morgane.
Le Pommier, lié à l'érotisme, est l'arbre sous lequel enseigne Merlin, c'est à l'aide d'une de ses branches que les Fées attirent les mortels dans leur pays pour leur conférer l'Immortalité.
Lorsqu'on coupe une pomme en deux moitiés, il apparaît une étoile à cinq branches, emblème d'immortalité, représentant la Déesse Mère au cours des cinq stades de la vie :
- naissance,
- adolescence (initiation),
- maturité,
- vieillesse,
- mort et renaissance,
L'île des Pommiers se nomme l'île d'Avallon.
LE HOUX (Tinne) : C'est le symbole de la chance et de la bonne fortune. En mythologie celtique le houx est l'arbre jumeau du chêne. Le chêne gouverne la partie claire de l'année tandis que le houx règne sur la partie foncée. La Licorne représente un cheval avec une corne qui ressemble à une lance flamboyante. Le symbole celte de la lance flamboyante est associé au mot celtique de Tanist parce que le T celte est formé comme une lance barbelée. Le chêne et le houx symbolisent le solstice d'été, et le cheval blanc du chêne devient la Licorne du houx dans la transformation. Les festivals du feu qui ont eu lieu pendant ce temps étaient habituellement en l'honneur de la terre. Par conséquent, le houx représente également ces aspects éternels et à des feuilles persistantes de la terre mère. Il était employé pour apporter de bons rêves.
LE NOISETIER (Coll) : Le noisetier est l'emblème de la sagesse concentrée. On a pu gagner la connaissance en mangeant simplement des noisettes. Dans cet aspect il est associé aux saumons, un symbole sacré de la sagesse. C'était un crime capital d'abattre un noisetier. Il représentait la poésie, la magie. Arbre à caractère magique et support de l'écriture sacrée ogamique; la noisette peut représenter le fruit de la science et de la sagesse; le noisetier a toujours joué un grand rôle culturel et de prospérité. C'est avec sa branche que l'on cherche l'eau.
LA VIGNE (Muin) : La vigne est le symbole da la sensualité et des émotions. Une plante robuste et ayant une longue vie. C'est symboliser le cygne blanc représentant la divinité rayonnante des dieux qui disaient aller à leurs forteresses souterraines pendant l'équinoxe d'automne. Le cygne blanc est également associé à l'esprit blanc ou au fantôme blanc Gwenhwyvar. Jusqu'aux celtes, l'équinoxe d'automne est un moment où la lumière renoncera par la suite à sa prise de l'obscurité, mais pendant un bref moment tout est dans l'équilibre. La lumière et l'obscurité ont pris des positions égales. À la pensée celte, elle représente l'équilibre de l'ordinaire et du surnaturel : le mortel et l'immortel.
LE LIERRE (Gort) : Contrairement à la vigne, le lierre est à feuilles persistantes, et il représente les aspects éternels du psyché humain. Les celtes associaient le lierre à leur déesse lunaire Arianrhod et leur rituel avec celle-ci marquait l'ouverture d'une porte vers l'au-delà, donc le côté foncé de la lune. Cette porte symbolise une entrée dans le monde des peuples féeriques. Le papillon est le symbole de la foi féerique. Ainsi le lierre représente le mystérieux et le mystique.
LE ROSEAU (Ngetal) : Identifié avec la dryade submergée ou cachée, le roseau représente les mystères de la mort. En fait, la fête du feu de Samhain (halloween) célèbre les morts et pendant la fête de Samhain, la frontière entre l'au-delà et ce monde se dissolvent. C'est une nuit de grande divination. Ou d'une autre manière, il représente les racines cachées de toute vie. Le roseau est associé à un être sauveur et gardien. Pwyll, la souveraine celte de l'au-delà avait donné " la pierre", un des quatre trésors donnés au roseau pour qu'elle soit en lieu sûr. La pierre représente la droite des rois et des reines pour obtenir la puissance divine. Ainsi le roseau est également le symbole de la redevance.
LE SUREAU (Ruis) : Le symbole de la mort et de la renaissance. Comme le solstice d'hiver, il accentue un moment d'évolution. Les Celtes ont cru qu'il avait lieu pendant le temps que le leur soleil ou leur esprit solaire était tenu prisonnier. C'est également un moment de confusion et de lutte pour la suprématie.


Les autres arbres et plantes sacrés :

L'EPINE SACREE de Glastonbury. La légende dit que cet arbre aurait poussé à partir de la canne du Christ, qui aurait été plantée à cet endroit par Joseph d'Arimathie lors de l'établissement de la première église Chrétienne d'Europe sur l'Ile d'Avalon.
L'arbre actuel est une bouture d'un antique arbre qui est cité dans un manuscrit du 16ème siècle comme étant miraculeux car fleurissant deux fois l'an : une fois au printemps et une fois en décembre, ce qui est exact! 
LE NOYER : Lié à la prospérité et au don de prophétie.
L'IF (Idho) : symbolise la vie et la mort, la renaissance et la réincarnation, ainsi que la royauté. Arbre très important. Il est considéré comme le plus ancien des arbres et surtout, il est le support de l'écriture oghamique. Il est en liaison avec l'Autre Monde, avec la Mort et les artisans gaulois s'en servaient pour fabriquer des lances et des boucliers. Ses fruits toxiques en font un arbre funéraire et les rois gaulois vaincus s'empoisonnèrent avec ses baies. Les incantations divinatoires des druides se firent à proximité d'un if. Il symbolise également la résistance et les Gaulois le considèraient comme originaire des Iles du Nord, la mythique Hyperborée.
LE CHARME: Arbre très cultivé par les gaulois, il servait aux constructeurs de chars et de chariots. C'est un arbre sûr et utile.
LA POMME (Quert) : représente la beauté et la jeunesse , les changements et la régénération.
Toutes les choses innocentes et fraîches. L'Éternité. L'amour, le bonheur.
LE PRUNELLIER (Straif) : membre de la famille des Roses, c'est l'arbre féerique. Gardé par les Fées, si on lui fait du mal ou si on le taille le mauvais jour, la malchance poursuivra celui qui abattra l'arbre (buisson). Force dans l'adversité.
LE SAPIN ARGENTE (Ailm) : un grand arbre associé à la période de Noël et au solstice.
L'AJONC (Onn) : un arbuste épineux s'est associé à l'équinoxe du printemps. Symbole de fertilité, protection, difficulté.
LA BRUYERE (Ur) : un large arbuste, un autre nom pour Vénus ou Guenièvre. Générosité et persistance.
LE PEUPLIER ou TREMBLE (Eadha) : courage et résistance, la magie. Symbole de lamentation par ses feuilles qui tremblent au moindre souffle de vent, il est consacré aux héros morts au combat.
LE CHATAIGNIER : Gardien de l'Ouest et arbre de la saison d'automne, symbole de prévoyance.
LE GUI : Il a eu une grande importance cérémoniale pour les Celtes, il est associé à la naissance et à la renaissance. Il représente aussi la santé, la fertilité, et l'amour.
LE GLAND : un symbole de moisson, abondance, richesse.
LE LAURIER (Feuilles) : protection, purification, force, solidité.
LE HETRE : pouvoir, fête "Thanksgiving", utilisé dans la divination, le symbole de la stabilité et de la régularité.
Dans les langues celtiques, il a toujours un rapport avec le mot «lettre», lié à l'éloquence. Grâce à cet arbre, on communique avec les Ancêtres dont les figures étaient déposées à son pied. Ses fruits nourrissent les animaux domestiques et il est un gage de longévité et de prospérité.
LE BOULEAU : Purification.
LE SEQUOIA : représente la sagesse et la longévité.
LE CORNOULIER : symbolise le charme et l'amélioration.
LE CEDRE : représente la protection contre des forces démoniaques et le mal.
LE CYPRES : symbolise la tristesse et le matin.
LES NOISETTES : représentent l'exaltation, la perte d'inhibition et la joie de vivre, elles communiquent la sagesse, et la poésie.
L'OLIVIER : La richesse symbolique de cet arbre est abondante: récompense, purification, force, paix, victoire, fécondité. Consacré à la Déesse grecque Athéna, l'Olivier l'était également au Dieu romain Jupiter. Comme symbole de paix, il faut se rappeler que vers la fin du déluge, une colombe rapporta une branche d'Olivier vers l'arche de Noé. Dans le langage du Moyen-âge, cet arbre symbolisait l'or et l'amour.

L'ORME : a symbolisé le côté obscur du psyché.

LE SAPIN : représente le décalage de changement et de forme. Objectivité.

LE PIN : symbolise la suite, la fertilité, la purification et la robustesse. Signe de pouvoir matériel/terrestre; le pin faisait partie de la cérémonie de l'élection des chefs et il était lié à la volonté.
LE SYCOMORE ou ERABLE: symbolise le développement, la persévérance et la vitalité. Il peut pousser et se développer là où aucun autre sapin ne pousse.
L'EPICEA : représente la polyvalence et symbolise la froideur.
LES FLEURS (en général) : Beauté et jeunesse.
LA VALERIANE : Amour, sommeil, santé, purification.
LE MILLEFEUILLE ou ACHILLEE : courage, santé, amour.
LE TREFLE : La déesse Tailtiu, obligée de défricher une plaine, mourut d'épuisement; sur cette plaine poussait le trèfle qui devenait pour l'éternité le symbole de l'Eire.
Le Trèfle préside à la fête d'Imbolc (une des quatre grandes fêtes du calendrier celtique : 1er février; elle marque la fin de l'hiver et est devenue la Chandeleur.)