La petite fourmi

19/02/2022

Il était une fois une petite fourmi qui allait boire au bord de la rivière. Mais voila, chères toutes et chers tous, malheureusement, ce jour là, elle tomba accidentellement dans l'eau vive. 


Bien entendu, elle gesticula encore et encore et fit tout ce qu'elle pu pour nager en direction de la rive. Cependant, comme vous l'imaginez bien, après un long moment de lutte, toutes ses forces furent bientôt épuisées. En fait, elle était tellement affaiblie au point, qu'elle ne nageait plus, qu'au seul effet de se maintenir hors de l'eau.

Bien sur, son effort était vain et désespéré !

Mais, contre toute attente, c'est à ce moment, qu'un grand aigle royal vola en direction de la rivière, à la recherche de quelque nourriture. Dans le ciel, son regard perçant, il vit ce qui arrivait à la petite fourmi.

Alors, comprenant qu'elle était en perdition, il descendit en piqué sur la berge, pour attraper dans son bec une petite brindille. Là, remontant alors majestueusement vers le ciel, à nouveau, il passa au dessus de la rivière et, constatant qu'elle était à la peine, alors, il laissa tomber la brindille près d'elle. La petite fourmi réussit péniblement à grimper sur la brindille.

C'est là, que finalement, elle échappa au danger et réussit à revenir sur le bord de la rive.

Elle était là sur l'herbe, s'ébrouant, tentant de reprendre ses esprits, lorsque soudain elle entendit des pas. Aussi subitement prise par un grand effroi, elle vit alors un chasseur qui s'avançait prudemment un fusil entre les mains. L'arme dirigée vers le ciel, il était pour elle évident, qu'il s'apprêtait à tuer l'aigle royal, qui venait de la sauver !

C'est là, que contre toute attente, chères toutes et chers tous, cette petite fourmi grimpa aussi vite qu'elle le put le long du pantalon du chasseur. Et c'est au juste moment, à l'instant même où il allait appuyer sur la gâchette, qu'elle le mordit de toutes ses forces.

Détournant ainsi l'attention du fieffé chasseur, l'arme manqua sa cible et le bruit de la détonation, alerta tant et tant l'aigle, qu'il s'envola prestement, vers d'autres cieux plus cléments.

Certes, la petite fourmi était beaucoup plus fragile, beaucoup plus faible, mais cela, chères toutes et chers tous, ne l'empêcha point de sauver l'aigle, de ce danger de mort.

Et c'est ainsi que ce termine ce conte.



Alors ?

Alors, ne devons nous pas penser pas que les hommes devraient aussi se conduire comme l'aigle ?

En cela, songeons y vraiment !

Dans ce monde, beaucoup de personnes manifestent de nobles ambitions, mais cependant, beaucoup d'entre-elles ne considèrent pas sérieusement les petites choses qui les entourent.

Et pourtant, tout accomplissement résulte des petites choses !

Il arrive, sans même parfois que l'on s'en rende compte, qu'une chose insignifiante change le cours de notre vie !

N'est-il pas temps pour nous d'ouvrir les yeux, car chaque acte de gentillesse et de désintéressement, peut apporter aux gens une joie inattendue et, nous conduire à de grandes vertus.


Enseignement de sa Sainteté Tenzin Gyatso - XIV Dalaï-Lama

"On ne peut pas juger à priori de la profondeur d'une religion. Il n'y a profondeur que par rapport à une personne donnée. Il n'y a pas qu'une seule vérité mais plutôt une multiplicité de vérités uniques pour chacun. 

Par exemple, Le christianisme s'intéresse aux causes premières, le bouddhisme à l'interdépendance. Le prosélytisme n'est pas souhaitable, mais en revanche, la connaissance mutuelle des autres religions peut beaucoup nous apprendre. 

Par exemple, les moines chrétiens ou l'engagement de chrétiens laïques peuvent intéresser le bouddhiste. De même, le chrétien peut tirer profit des techniques de pacification de l'esprit bouddhistes, du développement d'une concentration précise. 

Le simple respect ne suffit pas, mais c'est la connaissance mutuelle qui est le vrai respect. Sans ce vrai respect, la religion peut contribuer à diviser les êtres. 

Pour ceux qui ne croient pas, il est important de ne pas se dire que l'altruisme et la tolérance sont du domaine de la religion. Nous avons tous le pouvoir de développer ces qualités. La nécessité de les développer nait de notre désir d'éviter la souffrance. 

Personne ne souhaite sciemment souffrir. L'égocentrisme est contre-nature car il va à l'encontre de l'interdépendance..."